16 octobre 2017

variations...

Vient de paraître " Variations " de mon ami Yoland Simon, auteur de pièces de théâtre, romancier, nouvelliste et poète Havrais.    Qu'on se le dise !   l'père Cantoche http://editionsduchameau.free.fr/YS-2017.html https://www.lagalerne.com/livre/13120088-variations-yoland-simon-simon-yoland
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16 septembre 2017

faire court...

Souvent, qui n'a pas la source se fait fleuve. Il faut plus de temps pour faire court : celui que l'auteur n'a pas voulu perdre, son lecteur le perd. ( " Lire et écrire " de Maurice Chapelan )
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09 septembre 2017

se laisser porter...

J'observais les mouettes. Elles volaient comme j'essayais de vivre, en s'économisant. Elles évitaient au maximum de battre des ailes, se faufilaient dans les courants ascendants pour reprendre de l'altitude, et se remettaient au travail péniblement, quand la situation l'exigeait. Elles s'arrangeaient avec le vent. De temps en temps, elles venaient me voir, elles me regardaient en se disant : -- Tiens, en voilà un qui ne se foule pas, il se laisse porter.   ( " Tous les matins je me lève " de Jean Paul Dubois )
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19 août 2017

croquer...

Nous flânons encore un instant à travers ce Havre canaille, chanté par Mac Orlan et qui fascinait tant Fred Pailhès. Il y avait toujours dans ces quartiers fascinants et mal famés quelque chose à boire, quelque chose à voir, et à peindre, bien entendu. Des matelots, des viveurs, des marlous, des rapins, des maquereaux et des filles partout. Fred les croquait avec délectations, comme elles étaient, comme il les rêvait aussi : légères et plutôt court-vêtues, touches bariolées parmi cette faune disparate, dansant le charleston dans... [Lire la suite]
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04 août 2017

Allez y comprendre quelque chose...

J'ai aussi le sens de l'humour, ne croyez pas. Mon sens de l'humour consiste à aller jusqu'à la baignoire pleine et à y jeter, par exemple, un journal ( Très drôle ). J'aime aussi imiter les grands. Avec la télécommande, je fais mine de téléphoner. Je remporte un certain succès. Tout le monde rit. Ensuite je vais jeter la télécommande dans la baignoire. Tout le monde crie ! Allez y comprendre quelque chose... ( " Journal intime d'un bébé formidable " de Didier Tronchet )
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27 juillet 2017

Amour

Il en est de l'amour comme de la politique : les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent et qui y croient. Aimer est le verbe le plus compliqué à conjuguer au futur dit simple. Aimer est un verbe qui se conjugue au présent, souvent, très vite, au passé, et, quoi qu'on fasse, à l'imparfait. ( " Les mots de ma vie " de Bernard Pivot )
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05 juillet 2017

frénésie...

Cette frénésie sans doute excessive à l'approche du sein, qui me fait perdre tout sens de la mesure, n'est pas d'essence exclusivement alimentaire. Non. Il s'y glisse une trouble sensualité. Outre le goût du lait à nul autre pareil ( épargnez-moi vos saletés en poudre dans leurs boîtes de fer ! ), règne autour de ce téton une odeur ( précisément ) entêtante, nostalgie de mon pays natal. ( " Journal intime d'un bébé formidable " de Didier Tronchet )
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07 juin 2017

pour moi et pour mes amis...

Je n'écris pas pour une petite élite dont je n'ai cure, ni pour cette entité platonique adulée qu'on surnomme la masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi,        pour mes amis,              et pour adoucir le cours du temps. ( Jorge Luis Borges )
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19 avril 2017

donner autant que l'on reçoit...

-- Je prends une douche, je t'attends dans un quart d'heure. Marc patienta donc dans sa chambre, attendant impatiemment que la grande aiguille de sa montre ait fait un quart de tour. Il meubla cette insupportable attente en enfilant une chemise propre et en s'aspergeant ( avec modération ) d'eau de toilette. Puis il s'assit au bord de son lit, la tête dans ses mains en imaginant la suite de l'histoire. Et seulement au bout de dix minutes, n'y tenant plus, il alla frapper doucement à la porte de sa voisine. Elle lui ouvrit la... [Lire la suite]
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08 avril 2017

asile de l'intelligence, de la culture et de la civilisation...

Éclairée au gaz, la boutique de Mme Dutertre clignotait dans la longue obscure rue Casimir-Périer, clignotait faiblement comme un œil myope. De loin on pouvait prendre cela pour une mercerie miteuse avec un rayon de bonbons sales et un rayon de cahiers. De près, y avait pas d’erreur, c’était un asile de l’intelligence et de la culture et de la civilisation. Éclairée au gaz, Mme Dutertre proposait aux rares amateurs de cette province le sel de toute bibliothèque qu’est un vieux bouquin. ( " Un rude hiver " de Raymond Queneau )
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