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16 novembre 2017

l'Islam, la nouvelle guerre des gauches...

Depuis que les réseaux sociaux sont devenus le premier salon  où l’on cause, on a fini par s’habituer à ces polémiques qui démarrent à la vitesse d’un micro-processeur de dernière génération, contaminent en quelques millisecondes la twittosphère, accumulent les « j’aime » sur Facebook, donnent du grain à moudre aux télés d’information en  continu en panne d’informations et d’idées, aux radios soucieuses de ne pas prendre une minute de retard… pour trouver un écho dans la presse écrite, qui a brade trop souvent ses exigences professionnelles pour mieux répondre à l’appel du temps réel. Mais la lutte à mort qui se déroule depuis quelques jours laisse pantois.

Les protagonistes sont chaque jour plus nombreux. L’affaire au départ n’aurait pu concerner que Tariq Ramadan et les femmes qui s’affirment victimes de ses exactions sexuelles, elle aurait pu et dû être tranchée par les tribunaux. Même si l’on sait qu’en la matière, la charge de la preuve incombant à la victime, il n’est jamais simple pour une femme d’obtenir justice. D’où l’initiative de la dénonciation publique sur les réseaux sociaux, qui est certes compréhensible compte tenu de l’impunité dont bénéficient trop souvent les auteurs de harcèlement et violences sexuelles, mais qui est aussi extrêmement dangereuse puisqu’elle ouvre la porte à toutes les manipulations. Et qui débouche en tout cas pour l’heure sur une polémique d’une violence inouïe.

Evidemment, la mise en cause pour violences sexuelles de Tariq Ramadan, un homme devenu la référence de l’islam européen, son principal prédicateur, était une aubaine pour tous ceux qui tentent depuis plusieurs années de démontrer que sous ses atours d’intellectuel musulman éclairé, il est tout aussi dangereux pour les libertés que les pires des intégristes dont il prétend se démarquer. Il n’en est pas à sa première polémique, on a dénoncé son supposé antisémitisme, son mépris des femmes, son soutien aux salafistes… lui s’est toujours défendu de toutes ces accusations, de façon assez convaincante puisqu’il a pu bénéficier du soutien de personnalités comme Benoit Hamon, ou Edwy Plenel, le directeur de Mediapart. C’est autour de ce dernier qu’a pris la mayonnaise infernale.

Premier acte, Charlie, qui évidemment ne peut que se réjouir de la mise en cause de Tariq Ramadan, le met en Une dans un dessin établissant un parallèle entre l’appétit sexuel supposé de l’intellectuel musulman et les principes de la religion dont il veut être le porte-drapeau (le sixième pilier de l’Islam…). Moyennement drôle, pas très respectueux de la présomption d’innocence, mais la provocation et l’outrance sont l’ADN de Charlie. Et Tariq Ramadan n’en est pas la première victime. Ni la dernière. Car la Une suivante est pour Edwy Plenel, le patron de Mediapart qui a plusieurs reprises a semblé soutenir Tariq Ramadan. Sur la Une, moyennement drôle elle-aussi, ses moustaches lui servent à se boucher yeux et oreilles et bouche, pour ne pas voir ni entendre, et ainsi ne pas avoir à rendre compte des turpitudes présumées de l’intellectuel Musulman. Evidemment, le procès est injuste. Rien ne démontre que Mediapart ait caché quoi que ce soit à propos de Tariq Ramadan. Mais là encore, Charlie bénéficie de la jurisprudence sur le droit à la caricature.

Edwy Plenel aurait pu en rester là, et traiter l’attaque par le mépris. Mais non. Et c’est là que les choses s’aggravent. Interrogé, il répond que « cette une fait partie d’une campagne générale de guerre aux musulmans ». Là, on est en plein dérapage incontrôlé. Accuser Charlie de mener la guerre aux musulmans, et apporter ainsi crédit à l’idée que les terroristes ayant assassiné les journalistes du journal satirique, répondaient à un acte de guerre, est inadmissible. Aucune blessure d’amour propre, aucune calomnie, aussi injuste et blessante soit-elle, ne peut justifier cette assertion. Et tout à sa rage, Plenel ne s’arrête pas là, il convoque le ban et l’arrière ban des intellectuels de gauche, pour rassembler 130 signatures de personnalités dénonçant le sort qui lui est fait. Fi des femmes qui disent avoir été agressées ou violées, fi de Tariq Ramadan dénoncé publiquement, à tort ou à raison, la seule victime de toute cette affaire devient… Edwy Plenel.

La suite est un déchainement de haine multilatérale. Mediapart envoie ses journalistes défendre leur patron sur les chaines de télévision. C’est ainsi que l’on apprend que « l’islamisme n’est pas une chose grave », beaucoup moins en tout cas que « le racisme d’Etat ». Une tribune du même média lance une attaque en règle contre Manuel Valls accusé d’être le digne héritier des collabos du siècle dernier, chargé de mener à bien leurs sombres projets avortés. Bref la mère de toutes les batailles idéologiques oppose « islamo-gauchistes » et « néo-fascistes ». Tous issus d’une gauche qui tente de se remettre du cataclysme déclenché en son sein par l’irruption de Macron sur la scène politique.

Tout cela est navrant! Et a pour premier effet de propulser une fois de plus les questions religieuses à l’avant-scène. De focaliser l’attention de tous sur la question de l’islam. De faire de ce « problème » l’alpha et l’omega de la politique. Comme si le seul sujet politique qui vaille était: l’islamophobie menace-t-elle plus ou moins notre République que la dérive intégriste de certains musulmans. Et bien sûr au nom de la laïcité. Dans les deux camps! Laïcs modérés, comprendre « islamo-gauchistes », contre laïcs intransigeants, comprendre « racistes fascisants ». Entre les deux, des Français de religion musulmane, qui préfèreraient bien sûr que l’on parle un peu d’autre chose. Qu’on oublie de faire de leur présence dans la République un enjeu de guerre civile. Que les politiques s’intéressent un peu moins à ce qu’ils portent sur la tête ou au menton, et un peu plus à ce qui est dans leur assiette. Que les deux camps se calment un peu, et tentent de relativiser leurs différends pour les laisser un peu vivre en paix dans ce pays qui est devenu aussi le leur. Après tout dans les deux camps on sait bien que Manuel Valls n’est pas plus fasciste que Plenel n’est antisémite!

Pour en finir, on pourra tout de même observer que le spectacle donné ici résulte pour une grande part de la confusion généralisée en œuvre sur les réseaux sociaux, et dans les médias. Quand on ne sait plus faire la différence entre information et propagande,  quand des journalistes confondent journalisme et combat politique, quand le commentaire relègue les faits à l’arrière plan, quand leur engagement finit par aveugler ceux dont le métier est de garder les yeux ouverts, et leur faire oublier les plus élémentaires principes de leur métier, quand on confond média indépendant et média partisan sans financement publicitaire ou capitalistique, quand l’investigation sert à étayer les préjugés, alors le journaliste s’expose, comme les autres acteurs de la vie politique, à toutes les caricatures et outrances.

 

( Michel Lépinay )

http://michellepinay.blog.lemonde.fr/

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11 novembre 2017

La contrainte...

Aucun texte alternatif disponible.

Je n'ai aucun désir de tuer des hommes, je sais tout cela, seulement voilà, ils me possèdent déjà, ils m'appellent, et je sais que, envers et contre tout, j'irais. Pourquoi, mais pourquoi ? Je me demande pourquoi. Je l'ignore. Peut être parce que la folie dans le monde est plus forte que la raison. Je ne suis pas un héros et je n'ose pas fuir. C'est une forme de contrainte. Je suis incapable de briser la chaîne qui étrangle 20 millions d'hommes. Il faudrait seulement montrer qu'on ne veut pas et que l'on n'a pas le droit de se soumettre. Ne pas oublier que l'on en veut à ta liberté et à ta vie. L'individu doit être plus fort que l'idée, il faut seulement qu'il reste lui même, qu'il n'abdique pas sa propre volonté. Il faut seulement qu'il sache qu'il est un homme et qu'il veut le rester. Alors : Patrie, devoir, héroïsme ne seront plus que de la rhétorique qui pue le sang. Un sang humain chaud et vivant. Je ne veux pas partir mais je les laisse vouloir pour moi et c'est là mon crime. Verser son sang pour ses propres idées, d'accord. Mais pour des idées étrangères, à quoi bon ! Mais il y a quelque chose d'indéfinissable en moi qui se lève comme l'écolier devant le maître et obéit. Je ne veux pas partir. Je ne veux pas. Mais l'impitoyable puissance a déjà pris possession de moi, cette puissance qui a déjà écrasé le monde. Je ne veux pas partir et je vais partir.

( " La contrainte " de Stephan Zweig )

Dessin de Xavier Josso  http://www.livreshebdo.fr/…/plus-dune-centaine-de-livres-po…

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03 novembre 2017

interview potavraise...

Aucun texte alternatif disponible.

Dimanche 5 Novembre à 19h15

Rencontre sur Radio Albatros Le Havre ( 94,3 FM )

Yoland Simon reçoit l'auteur Havrais Gérard Deshayes pour son roman " EAU D'OR ".

L'interview de 30 minutes sera rediffusé les mardi 7/11 à 17 h 00 samedi 18/11 à 13 h 30 jeudi 23/11 à 17 h 00.

 

Mon ami Gérard a beaucoup de talent et ce premier livre est très prometteur. Je l'ai lu avec beaucoup de plaisir. De l'esprit, de l'humour, du suspens, des petits clins d'oeil au Cinéma, à la Littérature, aux belles femmes et aux belles voitures. Une jolie rencontre à Deauville entre " un homme et une femme ". Tiens, tiens ! De l'érotisme chic, tout en tendresse, tout en humanité, bref tout en délicatesse ( ah, les " pré-préliminaires " des deux héros du livre... à savourer lentement ). Par contre, ne pas attendre l'épuisement de ce livre, passer à l'acte et conclure vite, vite... par son achat et sa lecture.

l'père Cantoche

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29 octobre 2017

un Fanta...

Résultat de recherche d'images pour "fanta orange et citron"

C'est un nain qui rentre dans un bar : il a très très soif.
Le nain s'approche du comptoir. Il est très haut ce comptoir. Il voit rien du tout de ce qu'il y a de l'autre côté...
Il essaie quand même :
-- Je voudrais un Fanta !
(pas de réponse) ...
Il essaie en sautant aussi haut qu'il peut
( à raconter en mimant un nain qui saute...)
-- J'voudrais un Fanta !
   J'voudrais un fanta !
(toujours pas de réponse)
Cette fois, le nain, il en a marre.
Il fait le tour du comptoir, et de l'autre côté, il aperçoit un autre nain, qui saute en l'air en criant :
-- Orange ou Citron ?
   Orange ou Citron ?

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26 octobre 2017

séduction...

Aucun texte alternatif disponible.

Rien de si aimable

           qu'un homme séduisant,

                          mais rien de plus odieux

                                                 qu'un séducteur.

 

    ( Ninon de Lenclos )

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19 octobre 2017

Balance...

Résultat de recherche d'images pour "femmes tondues à la libération"

Libère-toi.

Libère ta parole.

Balance enfin tous ceux qui se sont mis un jour en travers de ta route, alors que tu étais né pour traverser la vie comme si elle était un grand jardin de roses, et que tu y es empêché par la présence même de cet Autre dont le premier défaut est de n’être pas toi.

Balance ton voisin qui gare mal sa poussette dans le hall de l’immeuble et qui t’oblige à faire un détour pour sortir. Balance le professeur de ton enfant qui s’est permis de lui coller un 2 à son interro d’histoire au prétexte vaseux qu’il ne connaissait pas sa leçon. Balance ton collègue qui pique tous les stylos.

Balance ton père, ton époux, ton frère, tes oncles et tes fils parce qu’ils sont des hommes et qu’à ce titre ils ont forcément à un moment ou à un autre abusés de leur pouvoir d’hommes, ne serait-ce qu’en te disant que tu étais jolie te rabaissant à ta condition de femme objet.

Balance ta mère de t’avoir mis au monde te vouant de fait à une fin certaine.

Balance les gens qui marchent dans la rue d’un pas de promeneur et qui freinent par leur présence ta marche pressée.

Balance la petite vieille qui au prétexte de rompre sa solitude et de se mêler au brouhaha du monde fait ses courses aux heures de pointe, te ralentissant à la caisse du supermarché.

Balance tous ceux qui t’emmerdent par leur simple existence. La parole se libère, c’est formidable. Grâce au réseau sociaux tu vas pouvoir déverser ta haine de l’Autre, lui dire combien son existence est une calamité, tu vas pouvoir te faire du bien, une sorte d’onanisme twitterien, planqué derrière ton écran.

Balance tout le monde, c’est le meilleur moyen de diluer les responsabilités. Si tu es une femme, n’oublie pas de préciser que le regard d’un inconnu c’est déjà une agression. Ça permettra de noyer le poisson. Tous coupables, c’est une façon d’exonérer les vrais coupables. Tu diras en passant à la femme violée ou battue que tu la comprends très bien puisque tu as toi-même été sifflée. Du sifflement au viol, il n’y a qu’un pas n’est-ce pas ? Profites-en pour régler tes comptes, si ton mari ne t’a pas versé la pension alimentaire, traite-le de gros porc harceleur, vas-y, n’hésite pas, l’important n’est pas que ce soit vrai, juste de te libérer. Allez sois une victime, ou fait semblant, parce que si tu n’es pas victime c’est que tu es forcément bourreau.

C’est bon, tu te sens mieux ?

Parfait. Je te l’avais dit : dans la délation, tout est bon.

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16 octobre 2017

variations...

L’image contient peut-être : texte

Vient de paraître " Variations " de mon ami Yoland Simon,

auteur de pièces de théâtre, romancier, nouvelliste et poète Havrais.   

Qu'on se le dise !

 

l'père Cantoche

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13 octobre 2017

de grâce...

L’image contient peut-être : ciel et plein air

 Quand on écrit, faut-il tout écrire ?

Quand on peint, faut-il tout peindre ?

De grâce,

laissez quelque chose à suppléer par mon imagination !

 ( Denis Diderot )

 Peinture de Nicolas de Staël : http://art-deco.france.pagesperso-orange.fr/stael.htm

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08 octobre 2017

envie pressante...

Aucun texte alternatif disponible.

Un type dans un bistrot est pris d'une envie très pressante de soulager ses intestins. Il descend l'escalier qui mène aux gogues, et là, malheur ! Le verrou de l'unique porte indique " Occupé ".
Il se dandine, serre les fesses tant qu'il peut, mais le temps passe et toujours pas de signe de vie dans les chiottes. Notre gugusse est toujours en train de serrer les fesses, jusqu'au moment où il sent qu'il n'en peut plus, et qu'il va refaire le crépis des toilettes.
Il tambourine contre la porte : '
-- Mais dépêchez-vous, vindiou ! J'ai la chiasse !
Et il entend une voix essoufflée :
-- Gnnnh!... Grrrrr... Gnnnnh... Veinard, t'en as... d'la... chaaaance !

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28 septembre 2017

75 piges...

Je me suis senti vieux entre 50 et 60 ans ( période difficile avec prise de poids importante, fin de parcours professionnel accompagné d'un ras l'bol alors que j'aimais mon métier mais, je m'impatientais de retrouver la liberté de mon adolescence afin de faire " autre chose ". Mes deux filles parties de la maison, mes 5 petits enfants pas encore de ce monde, etc, etc ). J'aime, maintenant ma vieillesse et son temps retrouvé de la culture, lecture, écriture, internet, sport, perte de poids et voyages. A 75 ans, aujourdhui, même si mon corps commence à décliner,  je me sens dans mon esprit, dans ma tête, beaucoup plus jeune qu'à 50 ans. Cétigrave, docteur ?

l'père Cantoche

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