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22 avril 2017

Etonnant, tout d'même ce Facebook... non ?

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Extraordinaire découverte, hier après-midi :
Je zappe sur Facebook et tombe sur un post où sont publiées 57 photos de commerces de la petite ville de Bolbec proche du Havre. Ayant des amis sur Bolbec et n'ayant rien d'autre de très urgent à faire je me décide à les visionner. Et je tombe sur celle-ci de la quincaillerie Maze. Devant cette quincaillerie posent deux personnes. A gauche sans doute Monsieur Maze, à droite Papa qui devint Quincailler au Havre avec son père Robert et son frère Pierre. Sans doute fit il un stage dans cette quincaillerie de Bolbec ( je l'ignorais ) ? Papa est décédé en 1990 à 80 ans. Cette photo a dû être prise dans les années 1928/33 (?)... mais plutôt 1928/29 ou 30 ( je ne pense pas qu'il ait plus de 20 ans sur cette photo )
Il est très maigre et pas vraiment à son avantage revêtu de cette affreuse blouse grise commune aux quincaillers de l'époque ( dans les années 50, patron de son Entreprise, il la portait encore ). Lors d'une conversation que j'ai eu avec lui, il m'avoua un jour qu'il en avait bavé lors de son apprentissage avec son père, mais peut-être aussi avec ce Monsieur Mage qui n'a pas l'air bien commode sur cette photo ?
Beaucoup d'émotion en voyant cette photo découverte par un heureux concours de circonstances pour le moins hasardeuses et que je n'avais jamais vue auparavant...
Etonnant, tout d'même ce Facebook... non ?

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21 avril 2017

tes yeux...

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Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire  

J'ai vu tous les soleils y venir se mirer  

S'y jeter à mourir tous les désespérés  

Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

 

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé  

Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent  

L'été taille la nue au tablier des anges  

Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

 

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur  

Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit  

Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie  

Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

 

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée  

Sept glaives ont percé le prisme des couleurs  

Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs  

L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

 

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche  

Par où se reproduit le miracle des Rois  

Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois  

Le manteau de Marie accroché dans la crèche

 

Une bouche suffit au mois de Mai des mots  

Pour toutes les chansons et pour tous les hélas  

Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres  

Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

 

L'enfant accaparé par les belles images  

Écarquille les siens moins démesurément  

Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens  

On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

 

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où  

Des insectes défont leurs amours violentes  

Je suis pris au filet des étoiles filantes  

Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

 

J'ai retiré ce radium de la pechblende  

Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu  

Ô paradis cent fois retrouvé reperdu  

Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

 

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa  

Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent  

Moi je voyais briller au-dessus de la mer  

Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa

 

( " Les yeux d'Elsa " de Louis Aragon )

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19 avril 2017

donner autant que l'on reçoit...

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-- Je prends une douche, je t'attends dans un quart d'heure.

Marc patienta donc dans sa chambre, attendant impatiemment que la grande aiguille de sa montre ait fait un quart de tour. Il meubla cette insupportable attente en enfilant une chemise propre et en s'aspergeant ( avec modération ) d'eau de toilette. Puis il s'assit au bord de son lit, la tête dans ses mains en imaginant la suite de l'histoire. Et seulement au bout de dix minutes, n'y tenant plus, il alla frapper doucement à la porte de sa voisine. Elle lui ouvrit la porte. Il s'attendait à la voir apparaître en léger déshabillé. Pas du tout. Elle avait revêtu une robe en coton blanc, boutonnée sur le devant de haut en bas. Il ne manquait que la croix rouge sur le sein gauche pour réveiller le fantasme de l'infirmière nue sous sa blouse. Marc l'emmena, la prit par la taille et ils churent tous les deux sur le lit. Elle se dégagea de cette étreinte et se releva.

-- Pas si vite. Qu'est-ce que tu dirais d'un petit dîner romantique en amoureux, dans la chambre ?

Le désir croissant dans l'attente, sitôt dit, sitôt fait. Elle appela le room service et commanda deux plateaux-repas et une bouteille de champagne. En attendant la livraison, ils commencèrent quelques pré-préliminaires et quand on frappa à la porte, Marc avait déjà perdu sa chemise et le décolleté de la robe d'Ella était bien échancré. Marc la laissa refermer tout en hâte avant de crier entrez au garçon qui roula la desserte jusqu'au centre de la pièce. Marc glissa un billet dans la main de l'homme qui s'éclipsa. Après avoir mis la traditionnelle pancarte do not disturb sur la poignée extérieure de la porte, il ferma celle-ci à clé. Puis, sûr qu'ils ne seraient plus disturbés, il déboucha le champagne, un Mumm Cordon rouge 2009. Sur la table, Marc pris une cuisse de poulet et l'approcha de la bouche d'Ella. Au moment où elle croqua dedans, il en fit autant. Leurs bouches se touchèrent, la cuisse de poulet retomba sur la desserte et un baiser s'ensuivit, un long baiser à concurrencer celui échangé par Faye Dunaway et Steve McQueen dans l'Affaire Thomas Crown. Et pendant ce temps, les mains des deux partenaires ne restaient pas inactives. Tandis que celles d'Ella s'affairaient sur la boucle de la ceinture de son amant, celles de Marc s'activaient sur la robe de sa bien bien-aimée. Un à un, les boutons quittèrent leurs boutonnières. A chaque étape, la bouche de Marc déposait des baisers sur l'épiderme découvert. A la découverte des seins, plus vénérables que tous les saints de l'église, insolents de perfection, sur lesquels la pesanteur n'avait aucun effet, les lèvres de Marc s'attardèrent longuement autour de tétons tendus vers le plaisir, qu'il mordilla avec douceur. Puis l'opération déboutonnage se poursuivit vers le bas, jusqu'au dernier bouton. Ils se retrouvèrent bientôt nus tous les deux, debout au milieu de la pièce. Marc n'était pas déçu : le corps d'Ella révélait ce qu'il promettait sous ses vêtements. Il sentait dans ses mains la rondeur parfaite de ses fesses et ses cuisses élancées se terminaient par un triangle entretenu comme un jardin de Le Nôtre. Il était impatient de la posséder, mais pas question de couper court aux préliminaires afin de se montrer sous son meilleur jour aux yeux de sa dulcinée. Il n'allait pas se la faire, il n'allait pas la baiser, se l'envoyer, se la taper, non, il allait lui faire l'amour, délicatement, finement, gracieusement, voluptueusement, sensuellement. L'acte d'amour est un échange à parts égales où l'on doit donner autant que l'on reçoit. Néanmoins, leurs jeux de caresses et de baisers leur firent bientôt perdre toute notion d'équilibre et ils culbutèrent tous les deux sur le lit. C'est alors que...   

Ses cheveux s'étalèrent     

Comme un soleil d'été     

Et que son oreiller     

Ressembla aux champs de blé...

Et tous les Casanova de romans, tous les Don Juan d'opéra, tous les Strauss-Kahn de chambre d'hôtel, tous les Delon de plateaux de cinéma, tous les Siffredi de clic-clac, tous les Roméo de théâtre purent renfiler leur slip, toutes les Messaline de l'Antiquité, toutes les Nana de Zola, toutes les Trierweiler de couloir, toutes les Zahia de vestiaires, toutes les Nabila de presse people purent rajuster leur culotte, car, dans la chambre 315 de l'Hôtel Le Normandy, cette nuit-là, ce fut un festival de cinéma comme jamais Deauville n'en avait connu, avec les projections de La délicatesse, Jeux interdits, La fille de Deauville, Opération Tonnerre, Le Trou normand, Hiroshima mon amour, Un homme et une femme, La Vie dissolue de Gérard Floque, Basic instinct, Je t'aime moi non plus, Jambon jambon, Baise moi, La Chevauchée fantastique, L'Empire des sens mais aussi L'Amour infernal, la Grande patrouille etL'Amouraux trousses. Cette nuit d'amour, pas besoin d'être devin pour imaginer ce qu'elle fut, seulement interrompue par quelques pauses nécessaires à la revigoration du sexe mâle, elle ne se termina qu'au petit matin.

Quand ils furent comblés de jouissance partagée   

Leurs deux corps épuisés, s'offrant à Morphée   

Ils restèrent l'un et l'autre très très fort enlacés  

Jusqu'à ce qu'au matin, l'Orient fut embrasé."

 

( " Eau d'or " de Gérard Deshayes )

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18 avril 2017

Hugo...

 L’image contient peut-être : 1 personne, joue d’un instrument de musique et intérieur

Le Mercredi 19/04 à 11h sur RTL,  

lors de l'émission de Stephane Bern.  

Hugo Lippi, guitariste Havrais de renommée internationale,  

accompagnait China Moses, chanteuse de jazz et fille de Dee Dee Bridgewater !...  

LA CLASSE !

 

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17 avril 2017

Le Hââââââv...

 Aucun texte alternatif disponible.

Extraordinaires photos du Havre avant 1940 et pendant l'occupation.

http://www.pss-archi.eu/forum/viewtopic.php?id=26461&p=1

( une fois sur le site, cliquer les pages de 1 à 5, ça vaut l'coup )

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16 avril 2017

joyeuses Pâques...

Aucun texte alternatif disponible.

à toutes et à tous, les ami(e)s,

malgré les bruits de bottes

en Iraq, en Syrie, en Afghanistan,

en Russie, en Turquie, aux USA,

en Corée du Nord et ailleurs...

 

l'père Cantoche

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14 avril 2017

No comment...

Aucun texte alternatif disponible.

Attention, mesdames et messieurs, dans un instant on va commencer

Installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment 5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les projecteurs vont s'allumer

Et tous les acteurs vont s'animer en même temps

Attention, mesdames et messieurs, c'est important, on va commencer

C'est toujours la même histoire depuis la nuit des temps

L'histoire de la vie et de la mort... etc, etc

 

( Michel Fugain )

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13 avril 2017

Aucun texte alternatif disponible.

Comme tous les gamins d'Algérie, je vivais dans la crainte de ne pas être assez bon pour échapper au châtiment du grand méchant Allah. A l'école non plus, je n'échappais pas à la question. En classe, nous apprenions l'arabe en récitant le Coran. Pour lire le Coran, il fallait connaître l'arabe et pour connaître l'arabe, le Coran... un cercle arabo-islamo-vicieux. Je n'y entendais bientôt plus rien, ni à l'arabe ni au Coran... alors je recevais des coup de règle sur les doigts parce que je m'étais trompé pendant ma récitation de la sourate qui nous promettait l'enfer, elles nous le promettaient toutes. Je ne sais combien de fois reviennent les mots " Djahanem " et châtiment dans le Coran, mais c'est impressionnant. Tout le Livre tourne autour de ces deux mots : enfer et damnation.

( " Dieu, Allah, moi et les autres " de Salim Bachi )

 

Illustration : Châtiments corporels dans les écoles de la République Française qui existaient notamment dans certaines institutions catholiques encore dans les années 50/60 et je peux témoigner qu'être agenouillé pendant de longues minutes sur une règle en fer était fort désagréable et que ça ne règlait rien : Cancre j'étais, cancre je restais !

l'père Cantoche

http://www.agoravox.fr/…/au-bon-vieux-temps-des-chatiments-…

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08 avril 2017

asile de l'intelligence, de la culture et de la civilisation...

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Éclairée au gaz, la boutique de Mme Dutertre clignotait dans la longue obscure rue Casimir-Périer, clignotait faiblement comme un œil myope. De loin on pouvait prendre cela pour une mercerie miteuse avec un rayon de bonbons sales et un rayon de cahiers. De près, y avait pas d’erreur, c’était un asile de l’intelligence et de la culture et de la civilisation. Éclairée au gaz, Mme Dutertre proposait aux rares amateurs de cette province le sel de toute bibliothèque qu’est un vieux bouquin.

( " Un rude hiver " de Raymond Queneau )

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29 mars 2017

les fourmis...

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 Qu'est-ce qui obsède les fourmis ?

Sont-elles obstinées de nature ou bien reçoivent-elles des ordres terribles ?

Même seule, même séparée des autres, une fourmi s'affaire.

Je n'ai jamais vu une fourmi se prélasser au soleil ou à l'ombre, et si elle est arrêtée son corps s'active quand même, sa tête, ses mandibules, ses antennes, son abdomen, elle est à l'affût, aux aguets, elle cherche son chemin, elle cherche ce qu'elle va ramener à la fourmilière, elle détecte la colonne de ses semblables, cet incessant flux montant ou descendant qui entre dans la terre ou en sort.

( " Au pays de mes racines " de Marie Cardinal )

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