fourtoulitterofilosoficopoeticomic

27 juillet 2017

Amour

Aucun texte alternatif disponible.

Il en est de l'amour comme de la politique :

les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent et qui y croient.

Aimer est le verbe le plus compliqué à conjuguer au futur dit simple.

Aimer est un verbe qui se conjugue au présent, souvent, très vite, au passé, et, quoi qu'on fasse, à l'imparfait.

( " Les mots de ma vie " de Bernard Pivot )

Posté par thierrylehavre76 à 23:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


26 juillet 2017

l'ordinaire suffit...

L’image contient peut-être : une personne ou plus

N'essayez pas de m'impressionner par un tour de magie ou un numéro de passe-passe. C'est du gâchis. Faites disparaître votre pouce et retrouvez-le dans votre oreille, oui, si vous le voulez. Tirez-vous des pièces de monnaie si ça vous amuse, mais moi ça me laisse froid. Rien de ce qui est surnaturel ne m'étonne. Là où j'en suis, c'est le naturel qui m'épate. Ne vous fatiguez donc pas à créer de l'extraordinaire :  l'ordinaire suffit à me combler de merveilles.

  ( " Journal intime d'un bébé formidable " de Didier Tronchet )

Posté par thierrylehavre76 à 09:11 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

14 juillet 2017

tous les savoirs du monde...

L’image contient peut-être : 1 personne, bébé et gros plan

Je suis ces deux bébés en même temps. Celui qui porte en lui, dés l'origine, tous les savoirs ; et l'ignorant des choses les plus élémentaires. Le grand sage éternel et le candide attendrissant. Porteur d'absolu qui trébuche sur les contingences. Dans ces limbes que sont les débuts de la vie, je suis encore imbibé de toute la connaissance de mon espèce, mais engoncé dans une forme qui n'en permet pas l'expression. Permettez-moi pourtant de ne pas tout dévoiler. Et quand je disposerai de la capacité de m'exprimer ( bientôt ), j'aurai tout oublié. C'est le jeu. Mon cheminement humain sera d'en retrouver les parties. C'est ce parcours de redécouverte qui sera fondateur de ma qualité d'être, figurez-vous. Pour l'instant, je suis dans le bouillonnement initial, qui me permet de formuler des hypothèses en toute liberté, avant le grand oubli. Ce ne sont que supputations, mais observez-nous bien, nous les bébés. Dans l'étincelle de l'un de nos regards, jurerez-vous n'avoir jamais saisi, une fraction de seconde, la fulgurance amusée de tous les savoirs du monde ?

  ( " Journal intime d'un bébé formidable " de Didier Tronchet )

Posté par thierrylehavre76 à 11:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 juillet 2017

rêveur....

Aucun texte alternatif disponible.

Aucune de mes idées ne me semble tout à fait légitime.

J'ai les idées larges, ça laisse de la place pour celles des autres.

Je n'adhère entièrement à aucun point de vue...

Qu'on ne compte pas sur moi pour changer la société, elle me convient telle quelle.

J'ai horreur des gens dynamiques, je ne suis jamais pressé. Je suis un rêveur. C'est ma grande force.

Paresse, égoïsme, manque absolu d'initiatives, goût maladif de la solitude...

J'aurais aimé rencontrer des gens normaux, comme moi, frivoles, gentils, sans ambitions ni rancoeurs, démocrates sans histoires, à peu près honnêtes.

( " Les corrompus " de Gilles Martin-Chauffier )

Posté par thierrylehavre76 à 22:52 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

08 juillet 2017

plénitude...

Résultat de recherche d'images pour "libellule"

Je suis un jour entré dans un lien où chaque parole de l’un était recueillie sans faute par l’autre. Il en allait de même pour chaque silence. Ce n’était pas cette fusion que connaissent les amants à leurs débuts et qui est un état irréel et destructeur. Il y avait dans l’amplitude de ce lien quelque chose de musical et nous y étions tout à la fois ensemble et séparés, comme les deux ailes diaphanes d’une libellule. Pour avoir connu cette plénitude, je sais que l’amour n’a rien à voir avec la sentimentalité qui traîne dans les chansons et qu’il n’est pas non plus du côté de la sexualité dont le monde fait sa marchandise première- celle qui permet de vendre toutes les autres. L’amour est le miracle d’être un jour entendu jusque dans nos silences, et d’entendre en retour avec la même délicatesse : la vie à l’état pur, aussi fine que l’air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse.

( " Ressusciter " de Christian Bobin )

Posté par thierrylehavre76 à 06:50 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


07 juillet 2017

exploration...

Résultat de recherche d'images pour "explorateur"

J'étais resté absent de Paris pendant quelques mois,

fort pris par un voyage d'exploration dans la région nord-ouest de Courbevoie.

 

( " à l'oeil " d'Alphonse Allais )

Posté par thierrylehavre76 à 00:14 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

06 juillet 2017

nous existons...

L’image contient peut-être : 1 personne, bébé et gros plan

Ne nous voyez pas comme des êtres " en devenir ".

Ne nous considérez pas comme des entités transitoires.

Des apprentis-enfants, des adultes-stagiaires. Non. 

Que votre vie à nos côtés ne soit pas la longue attente du moment béni

où nous atteindrons notre forme définitive, où nous serons enfin " finis ".

Nous existons, là, tout de suite, tout le temps.

C'est déjà nous, nous tout entiers.

Nous sommes " finis " à chaque instant.

 

( " Journal intime d'un bébé formidable " de Didier Tronchet )

Posté par thierrylehavre76 à 10:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 juillet 2017

frénésie...

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes qui dorment, bébé et gros plan

Cette frénésie sans doute excessive à l'approche du sein, qui me fait perdre tout sens de la mesure, n'est pas d'essence exclusivement alimentaire. Non. Il s'y glisse une trouble sensualité. Outre le goût du lait à nul autre pareil ( épargnez-moi vos saletés en poudre dans leurs boîtes de fer ! ), règne autour de ce téton une odeur ( précisément ) entêtante, nostalgie de mon pays natal.

( " Journal intime d'un bébé formidable " de Didier Tronchet )

Posté par thierrylehavre76 à 00:06 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

04 juillet 2017

le prix à payer...

L’image contient peut-être : 7 personnes

-- J'ai bien réfléchi, Morlac. Permettez-moi de vous dire ceci : l'idée que vous vous faites de l'humanité est assez incomplète.

-- De quoi parlez-vous ?

-- Cette histoire de fraternisation, la mutinerie que vous comptiez organiser, la fin de la guerre.

-- Oui ?

-- C'est ça, pour vous, l'humanité, n'est-ce pas ? La fraternité contre la haine, etc

-- En effet.

-- Eh bien, c'est un peu court, je crois. L'humanité, c'est aussi avoir un idéal et se battre pour lui. Vous étiez pour la paix parce que vous ne croyiez pas à cette guerre. Vous êtes contre l'idée de Nation et contre les gouvernements bourgeois. Je me trompe ?   

Morlac était un peu désemparé parce qu'il ne s'attendait pas à ce que la discussion démarre ainsi et il était sur ses gardes.

-- Mais, poursuivit le juge, s'il s'agissait de se battre pour des idéaux auxquels vous adhérez, vous seriez d'accord, il me semble. Quand les révolutionnaires russes ont pris le pouvoir en octobre, n'avez-vous pas applaudi ?

-- Si

-- Et lorsqu'ils ont tué le tsar et sa famille, avez-vous appelé à la fraternisation ?

-- C'était le prix à payer pour empêcher le triomphe de la réaction.

-- Ah, voilà ! Le prix à payer...

 

( " Le collier rouge " de Jean-Christophe Rufin )

Posté par thierrylehavre76 à 00:02 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

03 juillet 2017

citoyen du monde...

L’image contient peut-être : une personne ou plus

Je ne suis

             ni Athénien,

                             ni Grec,

                                   mais un citoyen du monde.

( Socrate )

Posté par thierrylehavre76 à 00:02 - - Commentaires [3] - Permalien [#]